• Extrait de "Ras le sein!" Amazon.fr

     

    LE DÉBUT DE MON ODYSSÉE

    Arriva le moment de la « micro biopsie ».


    La patiente, brebis égarée dans le labyrinthe de la médecine, en vient à chercher du réconfort sur Internet. Mon nouvel ami Google établit clairement un distinguo entre la micro- et la macrobiopsie. J’appréhendais la longue aiguille qui allait me perforer la peau, s’enfoncer dans mon sein à la manière dont on pique les poupées selon les rites vaudous. Heureusement, de la xylocaïne adrénalinée atténua la douleur. « Je vous fais cinq ponctions. Quand vous entendrez un clap, pas de panique ! », me susurra, douce comme un sucre d’orge, le docteur Bon Enfant (oui : de façon arbitraire et très subjective, j’ai décidé d’attribuer à chaque intervenant un surnom qui me semble coller à son tempérament).

    Les cinq « clap » correspondaient au prélèvement des « carottes ». Ce sympathique nom de légume évoque hélas une méchante intrusion dans le corps. J’étais tétanisée par cette référence à la carotteuse, utilisée en géologie pour prélever des échantillons de sol, comme ceux extraits de la calotte glaciaire, ou bien dans le bâtiment pour percer des dalles de béton. Finalement, plus de peur que de mal ; à peine une minuscule trace rouge. Un peu de repos forcé, et tout rentra dans l’ordre.

    Mon odyssée pouvait commencer. Mais où ? Comment ? Avec qui ?

     

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  • Est-ce la panacée à l'échec scolaire?

     

    12 élèves par classe, c'est bien, mais ...

     

    Une réforme appliquée à la hâte, mesure phare relevant d’une promesse de campagne. Telle qu’elle est présentée sur le papier et les plateaux télé, elle a de quoi séduire. Ce serait la classe « idéale » pour que tous les enfants sachent « lire, écrire, compter, respecter autrui ».  Il va sans dire que le cours préparatoire (comme son nom l’indique) pose les bases de la réussite scolaire future, avec l’acquisition des fondamentaux.

    Lutter contre l’échec scolaire en REP (Réseau d’Éducation Prioritaire Renforcé) part d’un bon sentiment. On ne peut que s’en féliciter ! Le chiffre 12 interpelle. Pourquoi 12 élèves au lieu de 15 par exemple ? À quoi fait-on référence ? L’absence de pédagogie pour accompagner la mesure pose également problème. Selon quels critères ces classes sont-elles constituées ? En vertu du bon vieux principe qui répartit les enfants dans les CP d’une même école : «Un bon, un moyen, un faible ? » Ou bien, tous les « faibles » dans la même classe ? On peut dire que le dispositif manque de clarté.

    Dans les années 80, on a créé les CP dits « d’Adaptation » avec 15 élèves : un effectif allégé pour permettre à l’enseignant d’offrir un enseignement individualisé aux enfants repérés « en difficulté » suite aux évaluations réalisées par les enseignants de grande section maternelle. Mais voilà, ne pouvaient postuler que des volontaires  ayant une solide expérience du cours préparatoire. J’ai postulé. Malgré toute ma bonne volonté, je me suis vite sentie démunie face à certains enfants qui n’arrivaient pas à investir les apprentissages, en raison de situations personnelles et familiales compliquées. D’où mon orientation vers l’enseignement spécialisé.

    Ensuite,  apparurent les GAP (Groupes d’Aides Psycho-Pédagogiques), remplacés par les RASED (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) avec des enseignants spécialisés (1 et/ou 2 années de formation) dispensant des aides spécialisées aux enfants d’écoles maternelles et élémentaires en grande difficulté.

    Puis, l’on a réduit considérablement, voire supprimé les RASED considérés comme le poil à gratter de l’Éducation Nationale, car pas rentables. Pensez-donc : tout ce personnel spécialisé (rééducateurs, psychologues...) qui ne travaille qu’avec un enfant à la fois ou un groupe restreint !

    Un effectif réduit au CP permet certes, de résoudre des problèmes de discipline, de faire travailler chaque enfant à son rythme. Mais, peut-on d’un coup de baguette magique régler les troubles de l’apprentissage, sans formation, voire une sensibilisation aux difficultés psychologiques des enfants ? Et les RASED indispensables pour épauler les enseignants, que deviennent-ils ? On n’en parle plus !

    Pour tenter de comprendre pourquoi un enfant n’investit pas les apprentissages, il est primordial de rencontrer les parents tout au long de l’année scolaire, les accompagner parfois au niveau d’un réajustement des méthodes éducatives, les orienter vers un professionnel... Cela nécessite des moments d’échanges (hors temps scolaire).

    Pour l’instant, le flou et la confusion persistent. Si des réserves sont émises sur l’absence de locaux, d’enseignants ; est-ce que l’on s’interroge sur comment mettre en place cette mesure, comment l’évaluer... pour que « 100% des enfants réussissent », selon le ministre de l’Éducation Nationale ?

     

     

     

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  • LIBRAIRIE AUTREMENT - SAINT_PIERRE

    DÉDICACES DE MES OUVRAGES

    Je serais ravie de vous accueillir samedi 17 juin, à partir de 14 h, à la librairie Autrement à Saint-Pierre, pour vous parler de :

    "Ras le sein ! Cancer: sommes-nous des cobayes ?"

    Ouvrage mêlant témoignage, fiction, critiques du système de soins dans lequel la patiente n'a pas souvent son mot à dire. Dans un style décalé, humouristique, avec des références à la mythologie ; tel Cyclope (l'oeil rond de l'accélérateur à particules), Charon (le passeur des enfers), le Minotaure (monstre à tête de taureau)... sans oublier les terriens : le docteur Bon Enfant (l'as des biopsies), le docteur Grognard (le pro des rayons X), le docteur Rose-Amère : tantôt rose, tantôt amère selon les saisons... Ouvrage en vente sur amazon et en libraire. Réunion.

    "Quand les mots manquent, la violence explose".

    Préface d'un avocat pénaliste. Une réflexion sur le passage à l'acte chez l'enfant, l'ado, l'adulte, illustré par des cas cliniques extraits de mon expérience professionnelle à La Réunion.

    Violences psychologiques (dénigrement, harcèlement...), sexuelles (viols, mutilations...). La violence devant la cour d'assises ; la violence sectaire (le cas de Petit Lys d'amour) ; la violence retournée contre soi (tentatives de suicide...).

    Ouvrage en vente chez l'Harmattan.

     

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  • JE M'ENGAGE À ...

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  • UN CHOIX DIFFICILE !

     

    A VOTÉ !

     

    Chat y est ! J’ai fait mon devoir de chitoyenne. Pour cela, je suis allée ce matin à l’école afin d’apprendre à lire les noms des nombreux candidats. Là-bas, monsieur le maire - chelui qu’a de beaux yeux - m’a serré la patte. Lui aussi s’apprêtait à voter. Y avait pas la foule.

    Sur mon chemin, je n’ai pas rencontré d’embuscades : pas de broquettes « fanées » comme dans le temps lontan, pour empêcher les gens de voter. Après que l’on ait contrôlé ma carte d’électrice (des fois que je n’étais pas inscrite dans le bon bureau), j’ai jeté un retard dépité sur les piles des 11 bulletins sur la table. Fidèle à moi-même, j’ai demandé s’il fallait prendre toulpeu, on m’a dit : « 3 suffiront ». Je me dis : « Chat sera assez ! »

    Avec tous ces noms en « on », y avait de quoi donner sa langue au chat ! 3 coups de pattes plus tard, me voilà dans l’isoloir en train de cogiter ferme : « Chelui-chi ou chelui-là, va falloir faire un choix ! »

    On dit toujours : « La première idée est la bonne ! » Maintenant, je peux regagner mon escalier tranquille, en attendant l’heure fatidique du dépouillement !

     

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