• SAINT-FRANCOIS, PRIEZ POUR NOUS !

    UN NOUVEAU SAINT à LA REUNION

     

    SAINT-FRANçOIS PRIEZ POU NOUS !

     

    Il était une fois, un saint nommé François le bien-aimé, Châtelain de La Sarthe.

    Il voulut venir à La Réunion pour redorer son blason, sali par des gueux jaloux qui voulaient le dépouiller de ses biens. A sa descente de l'aéronef, il fut accueilli par une foule en liesse, chantant, non pas des chants Grégoriens, mais païens, accompagnés d'instruments africains des plus bizarres, que l'on appelle: Bob - Roulèr - Kayamb ! Il n'en revenait pas d'un si bel accueil.

    Sur son chemin, il rencontra des gueux armés de casseroles qui lui réclamaient de la confiture. Il les renvoya derechef  à leurs cuisines, avant d'assister à la sainte messe.

    Et là, tout se gâta, lorsque le curé de la paroisse entreprit de lui faire la morale, selon un dénommé Mathieu (un saint ennemi), en ces mots :" Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou. Amen (les sous-sous), je te le dis !" Grand dieu, quel culot !

    Saint-François resta de marbre face à cette funeste homélie, même quand le prêtre lui enfonça traitreusement les derniers clous dans les chairs : "Si tu commets une faute, même si tu n'en a pas conscience, tu es responsable !" Saint-François avala péniblement l'hostie sous l'oeil des pamphlétaires qui ne voulaient pas en rater une miette.

    Puis, on l'emmena à un grand pique-nique "partage - réchauffe le coeur", où des fidèles transportés en carrosse, se bousculaient pour le toucher. Ouf ! Un peu de répit ! Il apprit qu'on devait prendre la nourriture avec les doigts, se plaignit qu'on ne lui donnait pas assez à manger.

    Heureusement, Saint-Joseph de Sinimalé (excellent chorégraphe, au demeurant) l'entraîna dans un maloya endiablé (la danse des esclaves), lui qui s'attendait à danser le menuet, et qu'une gent dame lui apprit le séga carte postale !

    Tel Jésus, injustement crucifié, Saint-François continua son chemin de croix; d'autres gueux l'empêchèrent de déposer un bouquet de fleurs devant Saint Roland Garros. Pour finir, il avala cul sec, un grand verre de rhum à la distillerie, et reprit le chemin de son aéronef, un peu éméché ou déconfit. 

    Si seulement, il avait consulté Saint-Expédit: le patron des causes désespérées... ! 

     

     


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