• LA TOUTE PUISSANCE PATRIARCALE

     

    VICTIMES PRÉSUMÉES COUPABLES

     

    Tandis que les victimes de violence sexuelles risquent une parole accusatrice, au bout de tant d’années de silence sous le poids de la honte, la peur, la culpabilité ; cette parole que l’on voudrait libératrice d’un trop de souffrance, est hélas toujours mise en doute, bafouée, reniée, piétinée ... comme le montre de manière spectaculaire, l’affaire Georges Tron.

    A la violence faite au corps, s’ajoute la violence des mots, ou comment rajouter de la souffrance à la souffrance ; comme si ça n’était jamais assez.

    Sham on you ! Taisez-vous, pauvres et folles victimes ! Ne voyez-vous pas que votre parole dérange l’ordre pré-établi d’une société solidement ancrée dans le patriarcat ? Pour bien vous le signifier, on va vous la décrédibiliser cette parole que vous pensiez salvatrice. Le système se sentant attaqué dans ses fondements les plus profonds, va entrer dans une résistance « folle ». Oui, folle ! N’ayons pas peur des mots. Le sort d’un honnête homme (pour qui un non-lieu avait été requis) est en jeu.

    L’institution judiciaire exige des preuves, des détails crus, cruels. Plus c’est sordide, plus c’est jubilatoire ! Qu’importe les larmes, le désespoir, la sidération (mécanisme pourtant connue depuis 1914), il est impérativement demandé aux victimes de se justifier, sans ménagement. Quand les justifications ne suffisent plus au voyeurisme, des jugements de valeur sont portés sur leurs attitudes, leurs comportements : humiliations suprêmes qu’on jurerait teintées de sadisme, encourageant de ce fait, la défense au summum de la surenchère dans la théorie du complot.

    In fine, le procès n’a pas eu lieu ; les victimes sur-victimisées, abandonnées à leur triste sort ; un blanc-seing accordé aux prédateurs qui peuvent continuer leurs forfaits en toute impunité, car protégés par la loi.

    Même si les violences faites aux femmes ont été instituées : « Grande Cause Nationale », ce n’est pas demain que les victimes seront entendues, reconnues en tant que telles. Comment se reconstruire dans ces conditions ? Le temps de former les professionnels (police-justice, etc) au psycho-traumatisme - encore faut-il être réceptifs, abandonner le sentiment de toute puissance pour laisser place à un peu d’humanité - la honte, la culpabilité ne changera pas de camp.

     

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  • Article de FEMME MAGAZINE - RÉUNION

    Ras le sein !

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  • DES ENFANTS DE CHOEUR !

     

    A PROPOS DES AGRESSEURS SEXUELS

     

    A-t-on jamais vu un agresseur reconnaître ses actes...?
     

    Non ! Son truc à lui, c’est plutôt le déni. On a blessé sa dignité d’homme, son honneur. On a sali son nom, sa famille et patati et patata.

    À la limite, il n’a jamais vu la victime. S’il feint de l’avoir approchée de loin, voire de très loin... tenez-vous bien ; son discours ne varie pas d’un iota : « C’est une folle, une déséquilibrée (c’est pareil !), une droguée, une menteuse pathologique, une salope (n’ayons pas peur des mots !) qui lui en veut à lui, à son argent, qui cherche à faire le buzz...

    Oui ! Parce qu’une victime est toujours « consentante ».
    C’est une présumée coupable ! Coupable de l’avoir aguiché, coupable de n’avoir pas dit Non. Un Non qu’il n’a pas entendu, bien sûr. Excusez ! Il est un peu dur de la feuille.

    On le plaindrait presque, parce que la victime, c’est lui ! D’ailleurs, il va porter plainte pour diffamation, dénonciation calomnieuse. Na !

    Et la victime réelle dans tout ça, direz-vous ? Eh bé... ! Elle n'avait qu'à, elle n'avait qu'à pas ... Bref ! Elle est coupable de n’être pas une victime parfaite : celle qui ne fait pas de vagues, celle qui se tait.
     

    Ainsi va le monde !

    C’est la thèse que je développe dans « L’enfant et le prédateur ». En lecture gratuite sur le site MonBestSeller.com

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  • PARLER. À QUEL PRIX...?

    PARLER C'EST PAS SIMPLE !

    L’affaire Weinstein a déclenché une onde de choc dans l’opinion public, suivie d’un vaste mouvement de libération de la parole sur les réseaux sociaux. Des témoignages anonymes pour briser le silence dans lequel se retrouve la plupart des victimes de violences sexuelles, pour crier leur détresse au monde entier. Mais, attention ! Lorsque les faits sont prescrits, lorsqu’aucune plainte n’a été déposée ou qu’elle est classée sans suite, la victime risque d’être poursuivie en diffamation ou dénonciation calomnieuse. C’est la loi !

    Certains agresseurs ne se privent pas d’utiliser le système judiciaire qui leur procure une forte impunité ; autrement dit, un blanc-seing pour continuer.

    Il ne suffit pas de dire : « Parlez ! » pour qu’une victime sous l’emprise de son agresseur, s’autorise à le dénoncer. C’est un long cheminement complexe lié à la peur des représailles, à la honte, à la culpabilité. Dans le cas de harcèlement sexuel, la victime est isolée des autres ; cela fait partie de la stratégie de l’agresseur pour pouvoir exercer son emprise.

    La parole qui dévoile et accuse, est précaire, fugitive. Ce n’est pas parce que vous appelez au secours que l’on a forcément envie de vous entendre. Élire un confident pour sortir du secret, c’est une manière de fuir la relation d’emprise psychologique qui lie la victime à son bourreau. Parler, c’est s’exposer, prendre le risque de ne pas être crue, de tout faire exploser autour de soi, à la manière d’un tsunami. Il faut beaucoup de force et de courage pour franchir la porte d’un commissariat, d’une gendarmerie.

    Se pose la question de la légitimité de la parole de la victime devant la justice, lorsqu’un dépôt de plainte est enregistré. Quelle place lui est accordée dans notre société basée sur la culture du harcèlement, du viol, du déni ? La justice se fonde sur des faits, des preuves établies. Rien n’est moins facile ! Elle ne tolère pas les trous de mémoire, les rétractations sous la pression. La victime doit se justifier, fournir des preuves (s’il y en a), recueillir des témoignages, dans les cas de harcèlement ; d’autres victimes n’oseront pas témoigner par peur de perdre leur travail.

    Selon une étude récente, seule une victime sur cinq va se confier à la police. On voit bien que parler, c’est pas simple ! Souhaitons ardemment que cette campagne « Arèt lève la min dsi mwin » aide les victimes, non seulement de violences conjugales, mais toutes les autres, à briser le silence : celles qui sont harcelées, violées... Il n’y a rien de pire que le silence !

    Le «manifeste pour l’imprescriptibilité des crimes sexuels » porté par Muriel Salmona, spécialiste des psychotraumatismes, qui a obtenu l’adhésion des structures associatives et du grand public, a été présenté à Marlène Schiappa, le 20 octobre. Les victimes ont besoin de cette loi.

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  • LE VIOL ET SES CONSÉQUENCES

     

    L'ENFANT ET LE PRÉDATEUR

     

     

     

    C'est l'histoire de Léa: une petite réunionnaise, violée à six ans.

    Entre témoignage et analyse psychologique.

     

    En lecture gratuite

    http://www.monbestseller.com/manuscrit/8249-lenfant-et-le-predateur

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